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Les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle se sont vu attribuer plusieurs noms selon les époques. Le plus connu est « Jacquet » (étymologiquement : celui qui va à Saint-Jacques). more...
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Le mot « Romieu » désigne à l'origine le pèlerin se rendant à Rome, autre grand pèlerinage du Moyen-Âge. Le terme finit par s'étendre à tous les pèlerinages et, suivant les époques, fut également donné aux pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Présentation
Des toponymes portent la trace de ce passé, tel que « Pont Romieu » à Conques parmi d'autres ponts le long des chemins. Au fil du temps, et l’imaginaire aidant, ces ponts deviennent « romains ». On trouve également une abbaye de La Romieu, lieu d’accueil des pèlerins, et des fontaines, telles que Font Romieu à Saint-Côme-d'Olt. En Espagne, Romieu se transforma en « Romero », que l'on retrouve aujourd'hui dans différents noms de lieux.
Le long voyage était particulièrement périlleux et éprouvant au Moyen-Âge. Les routes se résumaient souvent à de simples pistes, les ponts demeuraient rares et les gués hasardeux, ce qui obligeait à recourir aux services de passeurs qui n’étaient pas toujours de toute confiance. Il fallait trouver sa nourriture en quêtant ou en achetant, selon ses moyens. Le pèlerin bénéficiait parfois d’une offre charitable : il pouvait s’abriter pour une nuit dans l’une des maisons Dieu élevées grâce à des dons généreux et entretenues par l’Eglise et les aumônes publiques. Le Guide du Pèlerin, ouvrage de référence écrit au XIIe siècle par le moine Aimery Picaud, offrait de précieux conseils pour mener à bien le long voyage.
Les attributs du pèlerin
Bénis avant le grand départ, la besace et le bourdon constituent, dès le haut Moyen Âge, les deux attributs caractéristiques du pèlerin, permettant de le reconnaître en tant que tel.
Le bourdon, ou bâton du pèlerin, était à l'origine plus petit que le marcheur, et à un seul pommeau, par la suite il sera représenté plus grand que lui, avec deux pommeaux.
Le sermon « Veneranda dies », intégré au premier livre du Codex Calixtinus définit ses deux principales fonctions aider à la marche « comme un troisième pied », et défendre le pèlerin, concrètement, « contre le loup et le chien », mais aussi, à un degré symbolique, contre les pièges du démon, arme du salut par la pénitence, il devient le « bâton d'espérance - ferré de charité - revêtu de constance - d'amour et de chasteté » de la Chanson du Devoir des Pèlerins.
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